Le système de classification des athlètes est utilisé depuis les années 1950 pour garantir l’équilibre entre les compétiteurs des sports Paralympiques. Les athlètes d’un même sport sont ainsi répartis en catégories (parfois appelées « classes »), ce qui garantit à un athlète ou à une équipe de participer dans des conditions d’égalités par rapport à ses adversaires.
Chaque sport possède des critères d’évaluation et une façon d’élaborer ces catégories qui sont propres et établis par la Fédération Internationale concernée. Au cas où un athlète dispute plus d’un sport, il devra être classé pour chacun d’eux. Certaines pathologies étant progressives – comme certains handicaps visuels par exemple – la situation de certains compétiteurs doit être réexaminée plusieurs fois au long de leur carrière.
Les Jeux Paralympiques observent ainsi un total de dix types de handicap : handicap des capacités musculaires, handicap de mouvement, handicap de membre, différence de longueur de la jambe, petite taille, hypertonie, ataxie, athétose, handicap visuel et handicap mental.
Certains sports ne comptent qu’un type de handicap – le goalball par exemple, exclusivement pour les malvoyants. D’autres comprennent des catégories de compétiteurs qui présentent plus d’un type de handicap, combinées ou non, comme l’athlétisme et la natation.
Lettres et chiffres
Sports individuels – les catégories sont généralement identifiées par des lettres et des chiffres. Souvent, plus le chiffre est petit, plus le potentiel fonctionnel des athlètes de la catégorie est réduit.
Sports collectifs – chaque athlète de l’équipe reçoit un nombre de points selon son potentiel fonctionnel. Chaque équipe peut atteindre un total de points déterminé qui est la somme des points de chaque athlète.
Évaluations
Le processus d’identification de la catégorie de l’athlète est réalisé par une commission spéciale, composée de médecins, kinésithérapeutes et professionnels du domaine sportif. Trois aspects sont examinés :
Médical – examine la pathologie de l’athlète
Fonctionnel – mesure le potentiel de l’athlète en considérant la lésion/ pathologie
Technique – mesure l’impact des limitations apportées aux performances du compétiteur