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Un monde nouveau

Gilles de la Bourdonnaye rencontre les enfants et sportifs à la Maison de la Suisse

Par Marie Naudascher / Rio 2016

L’ancien athlète paralympique est présent à Rio de Janeiro pour promouvoir son sport et le dialogue interculturel

Gilles de la Bourdonnaye rencontre les enfants et sportifs à la Maison de la Suisse

S’il se rend aujourd’hui disponible pour échanger avec les amateurs de sport, Gilles de la Bourdonnaye a réalisé une belle carrière sportive et olympique, en participant aux Jeux de Barcelone, Atlanta, Sydney, Athènes puis Pékin. Au cours de ces cinq éditions paralympiques, il a remporté 3 médailles d’or, 3 d’argent et 3 de bronze.

Directeur de l’Alliance Française de Florianópolis, dans le Sud du Brésil, le pongiste français est aussi parfaitement lusophone, ce qui lui permet d'interagir avec les Brésiliens, en leur expliquant, par exemple, entre deux matchs, les classifications de handicaps. « C’est comme au judo, on ne peux pas faire s’affronter un poids léger et un poids lourd, pour le handisport, c’est pareil », explique-t-il en portugais, avant d’enchainer sur le match suivant.

« J’ai voyagé toute ma vie dans des pays étrangers, donc la francophonie est pur moi un repère important, car elle permet de se retrouver comme aujourd’hui chez les Suisses. On partage un certain humour, un art de vivre », raconte l’athlète paralympique.

Sport et inclusion sociale

Une dizaine de sportifs de l’association carioca Adezo, située à Bangu, dans la Zone Nord de la ville, sont venus rencontrer l’athlète français.

« Nous avons reporté notre entrainement ce dimanche pour participer à cette rencontre »,  explique leur entraineur de tennis de table, Carlos Max, heureux que les Jeux Paralympiques puissent offrir davantage de visibilité aux personnes handicapés. « Les sportifs que vous voyez ici, je les ai rencontrés dans la rue, dans les marchés, et je les convainc de venir s’entrainer avec nous », raconte Carlos, dont l'association regroupe aujourd’hui 72 sportifs.

Parmi le public des visiteurs brésiliens, qui profitent de l’accessibilité du Baixo Suiça, gratuit et ouvert à tous, le petit Marco assiste au match entre Georges Macedo, un des sportifs d’Adezo, qui a attaché la raquette à son poignet, et suit le rythem frénétique des échanges de balles. « Maman, il n’a pas de bras » s’étonne le petit carioca. « Oui, ce sont des champions qui n’ont pas de bras » lui explique sa mère. Les enfants font la queue pour affronter l’infatigable Gilles.

« C’est important de sortir aussi des stades pendant les Jeux, car la majorité des personnes handicapées n’ont pas d’accès au sport au jour le jour, donc aller à leur rencontre et partager un moment agréable d’ouverture internationale et de sport de haut niveau, c’est la moindre des choses qu’on peut faire pour promouvoir l’inclusion par le sport », conclut Gilles à l’issue de cet échange.

Sport et ascension sociale

Pendant les Jeux Olympiques, plusieurs exemples de réussite par le sport ont marqué les esprits au Brésil. C’est le cas de Rafaela Silva, judoka née à la Cité de Dieu ou Isaquias Queiroz, rameur née à Ubaitaba, une petite ville de l’État de Bahia, tous deux médaillés d’or cette année.

« Le sport est le vecteur d’ascension sociale le plus évident. On pense aux joueurs de football brésiliens qui s’entrainaient pieds nus et son aujourd’hui célèbres, mais montrer ces exemples sur d’autres sports, c’est important » détaille Sarah Ben Hadj, Attachée Olympique et Paralympique adjointe, qui travaille depuis près d’un an pour promouvoir le sport dans les écoles municipales ou auprès des associations locales.