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Un monde nouveau

Volley-ball : duel au sommet France-Brésil

Par Anne-Laure Guignard Rio 2016

Ce soir, dans une ambiance surchauffée, les deux équipes joueront leur qualification pour les quarts de finale

Volley-ball : duel au sommet France-Brésil

RV ce soir 22H30 heure locale. (Crédit : Getty images /Adam Nurkiewicz)

Aucune option pour les volleyeurs français. La qualification pour les premiers quarts de final de son histoire olympique passera par l'exploit : battre le Brésil chez lui, dans une ambiance brûlante et dans une enceinte qui à 22H30 heure locale, deviendra chaudron. 

Les Bleus devront terrasser la plus grande puissance du volley-ball, l'équipe favorite de ce tournoi olympique. Ce soir encore, le Brésil entrera en scène avec ces stars et avec tout un pays à ses côtés. Il y aura sur le banc de touche, le charismatique Bernardinho, entraîneur mythique. Avec les jaunes et verts (sélections hommes et femmes) depuis 2000, l'ancien international devenu coach a tout gagné. Le plus grand palmarès de l'histoire du volley-ball mondial, c'est lui.

Il y aura aussi les 12 000 supporters du Maracanazinho (le petit Maracana): de fervents passionnés qui poussent et qui vibrent derrière chaque passe et chaque ballon, chaque point de leur équipe. Et l'enjeu pour les brésiliens est considérable : éviter l'humiliation d'une élimination en phase de poule. Pour eux aussi, le match de ce soir est décisif.

  "Le volley est notre premier sport national. Le football? Ca ne compte pas car au Brésil, c'est une religion."  sourit Rafaël Redwitz, ancien international en équipe de Brésil et en équipe de France! 

"Le volley ball français et brésilien se ressemblent"

Il y a 35 ans, Rafaël naît brésilien dans le sud du pays. Il découvre le volley ball à l'école, à l âge de 8 ans. "Comme passeur et meneur de jeu, c'est par moi que passent tous les ballons. C'est excitant ces responsabilités." 

Rafael Redwitz né brésilien naturalisé français sous les couleurs de la sélection tricolore.

A 18 ans, il devient joueur professionnel à São Paulo, la deuxième plus grande mégalopole d'Amérique du Sud. " J'y resterai deux ans jusqu'à ce que le club mette la clé sous la porte. Au Brésil beaucoup de clubs sont privés et dépendent de financements souvent fragiles. Il n'est pas rare que leur durée de vie soit courte".

A 20 ans, il part jouer dans le championnat espagnol et en Coupe d'Europe, très vite se fait remarquer par un club français. Dès lors, les événements s'accélèreront. Il signera à Paris et par trois fois, gagnera le championnat de France. 

 "Le volley-ball français et brésilien se ressemblent. Les deux sont très techniques. Ils s'appuient sur une excellente formation notamment au niveau des cadets et des juniors même si au Brésil par la taille du pays et la popularité du sport, le nombre de licenciés est considérablement supérieure à celle de la France."

L'entraîneur qui a tout gagné 

A Paris, Rafaël s'épanouit. En 2007, le fameux coach Bernardinho fait appel à ses services pour la Copa America. "Bernardinho m'impressionne. Il se remet sans cesse en question. Il se réinvente, cherche toujours de nouveaux défis." témoigne Rafaël. "Il a une énorme culture de la gagne. Chaque année, il commence ses entraînements une demi-heure plus tôt. Il mouille le maillot, il harangue ses joueurs. C'est une star au Brésil, certains le voient même avec un destin politique."

L'entraîneur star du Brésil (Crédit : Getty images / Alexandre Schneider) 

Dans le volley brésilien, la concurrence est rude et les places en équipe nationale rares mais en 2013, Rafaël obtient la nationalité française et avec elle, une sélection en équipe tricolore." J'ai même joué contre le Brésil. J'ai chanté l'hymne français puis l'hymne brésilien. Les deux. Et j'ai gagné avec la France. "

Vaincre les champions incontestés n'est donc pas mission impossible. Pour la rencontre de ce soir, Rafaël y croit. " Le Brésil joue chez lui et a une grosse pression. La France les a déjà battus l'an dernier, ils ont confiance en eux. Earvin Ngapeth est un grand meneur de jeu, il peut être décisif dans des moments clé ne serait ce par sa capacité à provoquer." explique Rafaël. " Le Brésil est moins polyvalent, moins libéré et insouciant que par le passé. Ils sont prenables."

Une victoire française est possible

Et si les supporters brésiliens faisaient la différence? " L'ambiance sera latine et exubérante. Peut-être excessive mais les Brésiliens ne sont pas méchants."  De quoi rassurer l'équipe de France bien décidée à conquérir leurs quarts de finale en terre du Brésil.  

Benjamin Toniutti, le capitaine des Bleus l'assure. "On savait qu'il faudrait jouer notre meilleur volley. On y est car le niveau ici est exceptionnel. On sait que ce sera compliqué contre le Brésil mais on sera prêt."