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Un monde nouveau

Un Haïtien porte la flamme à Manaus

Par Rio 2016

“Le peuple brésilien m’a tout de suite accueilli » confie Abdias Dolce, qui a rejoint le Brésil après le tremblement de terre qui a dévasté son pays en 2010

Un Haïtien porte la flamme à Manaus

Abdias Dolce, venu d’Haïti, a été acclamé par la foule à Manaus, à son passage avec la flamme olympique (Photo : Rio 2016 / Andre Mourao)

Arrivé il y a cinq ans au Nord du Brésil, en quête d’un nouveau futur, Abdias Dolce est chaleureusement reçu par les habitants de Manaus. De nouveau, ce dimanche 19 juin, il a ressenti la chaleur du peuple amazonien, alors qu’il portait dans les rues de Manaus la torche olympique. Abdias porte la voix de près de 44 000 Haïtiens qui ont obtenu un visa permanent afin de reconstruire leur vie au Brésil, après le tremblement de terre qui a détruit Haïti en janvier 2010.

« Je me sens chez moi à Manaus, depuis que je suis arrivée, le peuple m’a accueilli », Abdis Dolce, premier haïtien à conduire la flamme olympique Rio 2016.

Abdias a rejoint le Brésil quelques semaines après la tragédie qui a frappé son pays natal. « J’étudiais pour devenir professeur au lycée, mais il n’y avait aucun futur pour moi. On m’a dit qu’au Brésil, je pourrais recommencer à étudier autre chose. Et dès mon arrivée, je me suis senti mieux ici. J’ai été très bien accueilli », raconte Abdias, aujourd’hui étudiant en ingénierie et employé d’un bureau de change à Manaus.

À son arrivée, il trouve refuge au sein de la paroisse São Geraldo, connue dans le monde entier pour s’occuper des migrants. « Nous avons eu jusqu’à 14 centres d’accueil. Nous aidons les Haïtiens à obtenir des papiers, de la nourriture et à apprendre le portugais. Nous avons suivi leur santé et leur avons trouvé du travail », décrit le père Valdecy Molinari, qui évalue à plus de 10 000 le nombre d’ haïtiens arrivés à Manaus depuis 20100.

« Abandonner ne fait pas partie de mon vocabulaire, j’ai beaucoup lutté pour arriver à construire ma vie au Brésil », confie Abdias. Aujourd’hui, à son tour, il consacre du temps, sur ses heures de pause, à ceux qui viennent d’arriver au Brésil.

Quelque temps plus tard, sa fiancée, Regenie Michel Dolce, suspend ses études d’infirmière en Haïti pour le rejoindre, et se marrier, en 2015. Leur petit garçon, Akeen Georges, âgé de 8 mois, est né au Brésil.

Ensemble, il sont ouvert un magasin qui fournit des services pratiques à leurs compatriotes comme des appels internationaux, internet et de l’aide administrative. « Quitter Haïti est la meilleure décision de ma vie. Là-bas, je dépendais de ma famille pour tout. Ici, j’ai réussi à travailler, étudier, et aujourd’hui, je peux même envoyer de l’argent à ma famille », raconte Regenie.

Même si son pays lui manque, Abdias se concentre maintenant sur son présent, au Brésil. « Je termine mes études cette année, et je veux trouver un emploi dans mon domaine, comme ingénieur. Et puis j’aimerais que ma mère puisse venir me voir, mais notre budget est serré en ce moment », raconte Abdias.

S’il a déjà appris le sens, intraduisible, de la saudade, Abdias a déjà ses passions au Brésil : « la musique sertaneja, le forró, le carnaval, le football ». Il a même ses clubs favoris : Santos, Atlético Mineiro et Palmeiras.