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Un monde nouveau

Revivez les grands moments de la cérémonie d’ouverture

Par Marie Naudascher / Rio 2016

Le coureur Vanderlei Cordeiro de Lima, médaille de bronze à Athènes en 2004, a allumé la vasque olympique

Revivez les grands moments de la cérémonie d’ouverture

Rio a ouvert les premiers jeux Olympiques de l'histoire en Amérique du Sud, lors d'une cérémonie joyeuse et colorée mais aussi parfois grave, vendredi au Maracanã. La culture, la musique et les beautés naturelles du Brésil ont été explorées lors du spectacle d’une heure, qui a aussi ému le public et les téléspectateurs par l’audace de ses effets spéciaux.

12 écoles de samba sont entrées dans le Maracanã (Getty Images)

Joie, couleurs, rythme... Le stade a ensuite retrouvé les atours de la fête au rythme de la samba, jusqu'à l'embrasement de la vasque olympique par l'ancien marathonien Vanderlei Cordeiro de Lima, médaillé de bronze à Athènes en 2004. Dans l'après-midi la légende du football Pelé avait annoncé qu'il ne pourrait être présent pour raisons médicales.

Paulinho da Viola, un des plus grands noms de la musique brésilienne, chante l’hymne national pendant la levée du drapeau brésilien. Dix stars du sport et 50 espoirs portent le symbole national jusqu’à la scène.

Le spectacle concu par Fernando Meireless commence alors officiellement .La quasi totalité du territoire brésilien était recouverte de forêt quand les Européens sont arrivés. Les indigènes et la végétation native ont une place particulière dans le premier tableau. L’artiste Susi Sie a reproduit le début de la vie. Les danseurs du Festival de Paratins ont incarné le Indiens avec des danses et chants traditionnels. Les Européens arrivent dans trois grandes caravelles, puis viennent les africains, avec leurs charrues, montrant l’origine du peuple brésilien. Le métissage est aussi montré à travers l’arrivée des Arabes et des Asiatiques.

Les grandes villes brésiliennes apparaissent. Des athlètes sautent des gratte-ciels, au rythme de la chorégraphie et des projections. Au son de « Construção » du chanteur Chico Buarque, les acrobates escaladent les façades des immeubles. Une reproduction de l’avion « 14 bis » survole le Maracanã avec à son bord l’aviateur Santos-Dumont, père de l'aviation, accompagné par la musique « Samba do avião », de Tom Jobim. En même temps, des images de la ville de Rio de Janeiro sont projetées, montrant qu’elle mérite bien son nom de Cidade Maravilhosa (ville merveilleuse).

La bossa nova a fait du Brésil un pays reconnu mondialement pour sa musique, à travers la « Garota de Ipanema » (fille d’Ipanema) de Tom Jobim, incarnée par le mannequin Gisele Bündchen. Alors qu’elle traverse le Maracanã, Daniel Jobim, interprète au piano la traditionnelle chanson de son père. En marchant, la top modèle dessine avec sa robe les esquisses des courbes caractéristiques des grandes œuvres de l’architecte Oscar Niemeyer.

Le top modèle à la retraite depuis 2015 n'a pas perdu son charisme (Elsa /Getty Images)

Le Maracanã se transforme en une grande enceinte musicale. Ludmilla chante le « Rap da Felicidade » (Rap du bonheur), hymne des favelas, alors que Cristian du groupe de danseurs du Passinho montre ses meilleurs pas, rapides et saccadés.

D’autres danseurs entrent en scène et Elza Soares, légende de la musique brésilienne entonne le « Canto de Ossanha ». Zeca Pagondinho et Marcelo D2, en duo, font danser les deux groupes. La force de la femme et de la culture noire sont incarnées par deux personnalités du rap national : Karol Konka et MC Sofia, cadette du spectacle, âgée d’à peine 12 ans.

Les tensions mondiales ont aussi leur place dans les festivités brésiliennes, à travers le Maracatu « enfrentando » et un groupe de bate-bolas, des carnavals traditionnels des périphéries de Rio de Janeiro. Le Gang do Eletro, de Bélem, dans l’État du Pará, joue son fameux « Treme-treme », et tous se mettent à danser. Célébrant les différences, le rythme évolue. L’actrice Regina Casé demande la fin des conflits et la célébration des différences. À ses côtés, Jorge Ben Jor chante « País tropical ».

Après la fête, l’alerte ! La façon dont la société considère les irrémédiables changements climatiques affecte notre planète. Un adolescent perdu entre les tours d’immeubles cherche une sortie. Il trouve une fleur au milieu du chaos. Le poème « À flor e a náusea » de Carlos Drummond de Andrade est lu par l’actrice brésilienne Fernanda Montenegro et la britannique Judi Dench.

C’est l’heure des athlètes : 207 pays défilent, de la Grèce, créatrice des Jeux Olympiques modernes, et termine par le Brésil, pays hôte. Chacun des 11 000 athlètes reçoit une graine et la plante à l’issue du défilé. Chaque nouvelle délégation reçoit une graine d’une espèce native différente. L’année prochaine, ces graines seront plantées à la forêt du Parque des Athlètes à Deodoro.

Les plus belles ovations ont été réservées à l'équipe des réfugiés, qui défilait derrière le drapeau olympique, et bien sûr à la délégation brésilienne, entrée la dernière et fêtée par les 80.000 spectateurs du Maracana.

"Vous avez transformé Rio en une ville moderne et unique, a lancé le président du CIO. Et vous avez toute notre admiration, car vous l'avez fait dans un moment difficile de l'histoire du Brésil".

"Rio est prête à faire l'histoire, a-t-il dit. Le meilleur endroit du monde, c'est ici et maintenant", a déclaré le président du Comité organisateur des JO, Carlos Nuzman.

Vanderlei allume la vasque olympique (Elsa /Getty Images)

Nom gardé surprise jusqu’à presque minuit, c’est finalement Vanderlei Cordeiro da Lima, médaillé de bronze à Athènes en 2004 qui reçoit la flamme des mains du tennisman Gustavo Koerten, très applaudi quand il entre au Maracanã. Le marathonien allume alors la vasque olympique, qui restera allumée à Rio de Janeiro jusqu’à la cérémonie de cloture du 21 août.