Philatéliste olympique: une passion à travers les âges
Depuis trente ans, Fernando França Leite construit sa collection de timbres dédiés aux JO
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Parmi les innombrables sources historiques et artistiques disponibles pour redécouvrir les moments forts des JO, certains s’attachent à leurs albums d’autocollants, aux DVD collectors et coupures de presse. Pour Fernando França Leite, antiquaire carioca de la Zone Nord, toutes ses mémoires olympiques sont préservées dans des albums de timbres, fruits d’années de travail passioné.
« Le fait de collectionner les timbres m’a toujours permis de vivre les JO avec plus d’intensité », raconte Fernando, qui rassemble plus de 4 000 timbres au cœur de sa boutique, chacun protégé par une fine péllicule de plastique.

Des timbres olympiques datant des années 1940 (Photo : Rio 2016/ André Naddeo)
Les timbres permettent de raconter la participation de nations traditionnellement peu représentées sur les podiums olympiques, comme le Burundi, la Guinée- Bissau ou le Yémen.
« Même les pays qui n’envoient aucun athlète aux JO produisent de jolis timbres sur le thème olympique », précise Fernando. « Certaines nations profitent des JO pour promouvoir leur patrimoine culturel, leurs chefs d’œuvre », explique-t-il en montrant, par exemple, les timbres consacrés aux arts japonais lors des JO de Los Angeles en 1984.
« C’est la raison pour laquelle les timbres sont une source d’information inédite : ils permettent de célébrer le sport, mais aussi d’autres cultures ».
Pour ce passionné, chaque pièce est unique, mais il garde une affection particulière pour deux timbres : celui des Jeux de Londres 1948, très rare, et un de Berlin en 1936, « très difficile à acquérir et très prisé par les collectionneurs ».

Timbres russes des Jeux de Montréal en 1976 et Moscou en 1980 (Photo : Rio 2016/André Naddeo)
Fernando França Leite participe à des forums sur internet et à des enchères pour enrichir sa collection olympique.
Et pourquoi cette passion pour les JO ? « C’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour vivre le sport. Les timbres sont difficiles à trouver, parfois, mais comme les médailles ou les pièces commémoratives sont chères, c’est plus facile de construire une collection comme la mienne, qui a aujourd’hui acquis une valeur historique ».
La Casa da Moeda do Brasil a confectionné les pièces de 1 real spéciales JO. Et pour les amateurs de timbres, les éditions spéciales seront en vente jusqu’à la fin de l’année dans les postes brésiliennes (Correios, en portugais). Plus de 2,4 millions de timbres, de 65 dessins différents seront disponibles, soit dans les bureaux de poste, soit en ligne : correios.com.br/correiosonline