Parlez-vous français? Les volontaires, oui!
A la rencontre des bénévoles francophones
Approfondissez votre expériences des Jeux.
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Pendant les Jeux Olympiques, plus de 50 000 volontaires issus de 156 pays aideront les touristes et visiteurs à se repérer dans la ville et sur les sites des compétitions. Si 80% d’entre eux sont brésiliens, 20% viennent de l’étranger.
Parmi les 5 nationalités les plus représentées, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Argentine et la Chine.
Voici quelques portraits de volontaires francophones à l'avant- veille de la cérémonie d'ouverture.
Emma Monteiro da Rocha, 46 ans, française, guide et photographe

Pourquoi vouloir prendre part aux Jeux Olympiques ?
Carioca depuis 10 ans, je voulais porter la flamme olympique mais je m’y suis prise trop tard, et en avril, j'ai vu que je pouvais participer à la dernière sélection pour la cérémonie d’ouverture du 5 août au Maracanã. Il y a eu vingt répétitions générales. J’ai appris la chorégraphie, elle n’est pas difficile mais il faut se coordonner avec un groupe de 984 personnes. Il faut être discipliné.
Où serez-vous exactement?
Je participe au premier tableau d’ouverture avec une amie, au moment où commence le compte à rebours. Notre moment dure 5 à 7 minutes, d’autres tableaux s’enchainent et nous revenons 25 minutes après pour un tableau avec tous les danseurs, soit plus de 3 500 personnes. Beaucoup de secrets sont encore à découvrir! Nous avons signé un contrat de silence. On a bien sûr pris des photos mais nous ne pouvons pas les partager pour maintenir le secret. Vous avez d'ailleurs vu qu’aucune image n’est parue dans la presse.
J’ai déjà défilé pour des écoles de samba. Les sensations sont aussi intenses, mais la pression pour la cérémonie d’ouverture est immense. On a des oreillettes, on connait par coeur notre chorégraphie mais on nous rappelle les moment importants pour éviter les erreurs. On est concentrés, et on oublie le public qu’on ne voit pas car nous sommes littéralement sous le feu des projecteurs. C’est fantastique !
Et après?
Après les répétitions, on est vidées, car la concentration est intense. Dès le 6, j’irai voir le handball féminin avec le groupe « Les Sportifs de Rio » grâce à Sébastien Louis qui est le pilier de Rio pour l’organisation et le soutien de sportifs. Je travaille aussi comme guide pendant les Jeux, mais j’ai pris des places pour aller voir tous les sites. Je vais voir de l’équitation, du golf, du Beach volley, de l’athlétisme, du rugby à sept.
Maggie Love, anglaise, 63 ans, professeure d’informatique

Pourquoi vouloir être volontaire pendant les JO Rio 2016?
J’ai posé ma candidature pour travailler comme volontaire il y a deux ans. J’adore voyager. C’est ma première fois en Amérique Latine. Du Brésil, j’imaginais du vert, l’Amazonie, les favelas. J’ai été très bien accueillie.
Ou serez-vous pendant les JO ?
Je voulais pouvoir travailler sur les sites des épreuves d’équitation, mais j’ai été envoyée à Maria Lenk, pour la natation synchronisée et le plongeon. J’ai donc prévu d’aller voir deux épreuves d’équitation pendant mon séjour. Je suis basée à Itanhangá, à Barra da Tijuca, donc je découvre la ville. Cette semaine, j’ai été chercher mon uniforme à Cidade do Samba, et j’ai été étonnée : ici, je suis prioritaire grâce à mon âge !
Et après ?
Je rêve d’aller au Japon, pour les Jeux de Tokyo 2020. Et puis dans 8 ans, j’espère aller à Paris pour les Jeux de 2024 ! J’adore la France et je serais très heureuse de participer à cette aventure.
Joel Meli, 27 ans, camerounais, interprète

D’où vous est venue l’idée de vous engager comme volontaire pendant les JO?
A Yaoundé, je suis un interprète de conférence fraichement sorti de l’école et titulaire d’un master en traduction. J’ai eu la chance de couvrir quelques conférences d’interprétation depuis ma sortie. Cette expérience me permettra de travailler avec une grande équipe d’interprètes, de me frotter à plusieurs accents vu la densité des nationalités représentées et de renforcer mes compétences professionnelles par le biais de l’exploration du domaine sportif tout au long des JO. L’Amérique latine m’a toujours fasciné par ses couleurs et la richesse de sa nature. Le Brésil, grand pays porté par ses vedettes sportives, n’a fait que rendre la curiosité plus alléchante.
C’est ma première expérience olympique. Mon voyage a été pris en charge par l’Organisation de la francophonie (OIF) et le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Rio 2016.
Où allez-vous travailler?
Je fournirai des services d’interprétation au Main Press Center à Barra da Tijuca, près du Vilage Olympique et je pourrai occasionnellement être sollicité pour apporter mon assistance à des équipes en mal d’interprète de manière ponctuelle.
Quelles sont les relations entre votre pays et le Brésil?
Sur le plan linguistique, il est avéré que des cours de langue sont offerts aux Camerounais à l’Ambassade du Brésil à Yaoundé. En ce qui concerne l’éducation, dans le cadre de la coopération sud-sud, de nombreux étudiants camerounais se sont vus offrir des bourses d’études universitaires. Par ailleurs, il y a de nombreux programmes brésiliens que l’on diffuse sur les écrans camerounais.