Les Fidji transforment le rugby en or
Le rugby à VII fidjien entre dans l'histoire en rapportant une première médaille olympique
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Téléchargement (disponible en anglais)Le rugby à VII fidjien entre dans l'histoire en rapportant une première médaille olympique
(Credit Getty images/ David Rogers)
Les rugbymen fidjiens sont entrés dans l'histoire de leur pays en lui apportant sa première médaille olympique qui plus est en or, en battant les septistes britanniques 43 à 7, jeudi sur le terrain de Rio 2016. Ce titre sera célébré par un jour férié décrété au retour des joueurs, a annoncé le premier ministre fidjien Voreqe Bainimarama, présent au stade Deodoro de Rio de Janeiro. "Notre productivité a été nulle ces derniers jours mais j'espère que maintenant elle va exploser, a-t-il plaisanté après le match. On est tous fiers d'être Fidjiens en ce moment. Le rugby a toujours permis de nous remonter le moral, de nous rassembler. Aujourd'hui, chacun fait la fête avec l'autre."
Le sept fidjien était attendu, soumis à une immense pression, et ils l'ont fait! Soixante ans après avoir envoyé leurs premiers athlètes aux JO de Melbourne, les Fidjiens ont permis à leur archipel peuplé de quelque 900.000 habitants d'entrer au palmarès olympique, en profitant de l'arrivée du rugby à VII aux JO.
L'or était promis aux hommes du Pacifique qui écrasent le circuit mondial depuis deux ans grâce à leur densité physique et leurs capacités techniques hors du commun. Loin d'être inhibés, ils ont encore fait étalage de leur talent durant les trois jours de compétition, illuminant le tournoi par leurs passes après contact et leur gestuelle improbable.
Assez ironiquement, ce succès doit beaucoup à un Anglais, Ben Ryan, aux commandes pendant six ans du VII de son pays avant de débarquer en 2013 aux Fidji. A sa disposition, des joueurs hors normes mais des moyens financiers très limités et des infrastructures précaires.
Héros aux Fidji, Ryan a su optimiser tout le potentiel de ses joueurs et ses ressources à disposition, apportant rigueur et professionnalisme dans l'encadrement de l'équipe, pour hisser le pays au pinacle de la planète "Sevens'. Jeudi, il avait envoyé un message simple avant la finale: "Jouons librement, voyons si nous pouvons jouer sans entrave pour le plus grand match de notre histoire." Ses quelques mots ont été suivis à la lettre. Les Britanniques étaient menés 29 à 0 à la pause, après avoir encaissé cinq essais.

(Crédit photo : getty images / David Rogers)
Jeudi, il avait envoyé un message simple avant la finale: "Jouons librement, voyons si nous pouvons jouer sans entrave pour le plus grand match de notre histoire." Ses quelques mots ont été suivis à la lettre. Les Britanniques étaient menés 29 à 0 à la pause, après avoir encaissé cinq essais.
Jeudi, il avait envoyé un message simple avant la finale: "Jouons librement, voyons si nous pouvons jouer sans entrave pour le plus grand match de notre histoire." Ses quelques mots ont été suivis à la lettre. Les Britanniques étaient menés 29 à 0 à la pause, après avoir encaissé cinq essais. Face au rouleau-compresseur, les Britanniques n'avaient plus qu'à essayer de sauver l'honneur, ce qu'ils firent grâce à Dan Norton.
Derrière les artistes fidjiens, le premier tournoi olympique de l'histoire restera surtout marqué par l'incroyable parcours des Japonais qui terminent 4e place. Les rugymen de l'archipel ont impressionné, comme leurs homologues à XV l'avaient fait pendant la Coupe du monde, l'automne dernier.
S'ils se sont largement inclinés contre l'Afrique du Sud pour la 3e place (54-14), leur justesse technique, leur organisation collective et leur condition physique placent déjà l'équipe de Lomano Lemeki parmi les nations les plus dangereuses de l'exercice à venir.

( Crédit photo : Getty images/Mark Kolbe)