La fin d'un rêve en or
L'équipe de France de Handball s'incline contre les Danois (28-26) et ne remportera pas le triplé olympique
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(Crédit Getty Images / Lars Baron)
Les espoirs français n'auront duré que 15 minutes. Avec des supporters tricolores supérieurs en nombre et en voix, des interceptions en flêche de Michael Guigou, des arrêts canons de Thierry Omeyer... l'entame de la finale olympique pouvait laissait présager les espoirs d'une nouvelle victoire française. C'était sans compter la maîtrise d'une équipe du Danemark sans faille. Moins éblouissante mais plus performante, solide en défense et efficace en attaque, aujourd'hui à Rio, elle a su relever le défi en montant progressivement en puissance pour prendre le jeu à son avantage.
Menées par leur tireur d'élite, le géant Mikkel Hansen, la majorité des offensives danoises se soldèrent par un but. Au même rythme, les Bleus eux échouaient de plus en plus face à un goal danois, redoutable à certains moments cruciaux de la partie. A la mi-temps, les Danois menaient au score et le doute s'installait côté français.
Un doute qui ne s'est jamais dissipé en seconde période largement menée par les scandinaves jusqu' à un écart de cinq points entre les deux équipes (25-20).
Au final, les Bleus s'inclinent 28-26 et montent sur la deuxième marche du podium olympique. On n'avait presque oublié que les experts pouvaient perdre. Sous la direction de Claude Onesta, ils avaient jusqu'ici remporté toutes leurs finales depuis dix ans (soit 8 au total): trois en Championnat du monde, trois lors de l'Euro et donc deux aux jeux Olympiques. A Rio aujourd'hui, un rêve s'envole : celui d'un triplé olympique, à ce jour jamais décroché par aucune équipe messieurs.
Michaël Guigou, ailier gauche de l'équipe de France : "On était fatigué. Jouer à 7 contre 6 tout le temps, je pense que c'est dur physiquement avec des matches tous les deux jours. On n'a pas été au niveau. Encore une fois bravo à eux."
Claude Onesta, sélectionneur : "Il n'y a pas grand-chose à dire, si ce n'est que l'équipe adverse dont on connait la qualité, a été capable aujourd'hui de vraiment aller jouer à son meilleur niveau. Nous non, on a hésité, on les a encore laissé s'organiser. Après, c'est difficile de faire trébucher une équipe en pleine confiance et qui a pris de l'avance. On a tenté tout ce que l'on pouvait pour les mettre en panique, mais on revenait de trop loin. Des revanches, il n'en manquera pas, l'histoire peut être encore longue. C'est forcément une déception. La déception est atténuée par le fait que le match est gagné par l'équipe qui le domine et le mérite. Je crois que l'on peut aussi être content, avec une équipe rajeunie, d'avoir été capable d'arriver jusque-là. Assurer une médaille, il y a beaucoup de grandes équipes qui se sont arrêtées avant. Ça restera une aventure réussie, même si cette finale aura toujours un goût amer."
Nikola Karabatic, demi-centre : "On voulait tellement cette médaille, on s'était tellement battu. Cela fait trois ou quatre mois qu'on travaille pour ça: arriver là et échouer, c'est dur. Les Danois étaient en réussite. Ils ont bien joué et mérité leur victoire. On les avait battus plusieurs fois en finale (à l'Euro et au Mondial), ils nous battent aujourd'hui, c'est dur, mais c'est le sport. ll va nous falloir du temps pour laisser passer la déception, mais une médaille d'argent aux JO, ce n'est pas rien non plus. On a ramené une médaille pour notre pays, nos supporters."