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Un monde nouveau

La fédération française de judo rencontre les enfants de l’institut Reação dans la favela de Rocinha

Par Marie Naudascher

A l’avant veille de la cérémonie d’ouverture, les athlètes sont venus saluer les futurs champions

La fédération française de judo rencontre les enfants de l’institut Reação dans la favela de Rocinha

Flávio Canto, médaillé olympique et fondateur de l’institut Reação en 2003 a accueilli les athlètes en français, et incite les cent cinquante enfants réunis à leur dire “Bonjour”. À la question « qui veut un jour participer à des Jeux Olympiques ? » , toutes les mains se sont levées, dans un grand cri :« eu » (moi en portugais).  Avec leurs kimonos blancs, bleus et parfois rose fuchias, les petits judokas ont attendu patiemment, devant une cinquantaine de journalistes, de pouvoir donner leurs cadeaux aux visiteurs: des drapeaux bleu blanc rouge peints sur des grandes feuilles de papier, et un “Allez Les Bleus” entouré de mains d’enfants, et bien sur, des médailles faites en papier doré.

« C’est une belle expérience humaine, je suis très heureuse car nous, les athlètes olympiques, on s’est greffé sur cette opération pour échanger avec les enfants, parler de judo avec eux, être proche d’eux à travers le sport, et leur montrer qu’on est gentils et accessibles, et si on leur permet de rêver un peu, c’est encore mieux. C’aurait été dommage de venir ici sans les rencontrer », raconte Automne Pavia, médaille dorée au cou offerte par un petit judoka de Rocinha. Pour la triple championne d’Europe et médaillée à Londres, qui affrontera son amie la brésilienne Rafaela Silva dans la catégorie – de 57 kg, cette première médaille d’or à Rio est un joli symbole. Pour ne pas risquer de se blesser, les trois athlètes qui disputeront les Jeux Rio 2016 du 6 au 12 août ne se sont pas prêtés au jeu sur le tatami avec les enfants.

Sport olympique depuis 1960, le judo est aujourd’hui est le deuxième sport le plus pratiqué aux JO, avec 136 délégations, juste après l’athlétisme.

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 « Nous sommes arrivés avec 14 athlètes, nous espérons décrocher 14 médailles »,

 L’entraineur de l'équipe féminine, avec 7 athlètes en compétition, Larbi Boudaoud.

Le judoka brésilien Flávio Canto et la française Automne Pavia avec les enfants de l'Institut Reação. (Photo: Roberto Castro)

Très doués, les enfants ont gagné les combats contre tous les sportifs français ceintures noires! Nicolas Kanning a permis à Matheus Almeida da Silva, 4 ans, tout nouveau dans la discipline avec sa ceinture blanche, de vivre sa première grande victoire. Il en a même oublié de saluer son adversaire après le combat.

« On s’entraine tous les jours, mais on arrive plus tôt pour s’adapter au décalage horaire. Comme les compétitions commencent le 6 août et qu’ils se préparent depuis trois mois, c’est bien de pouvoir rencontrer des jeunes, ce moment est vivifiant pour nous », confie Jean-Claude Senaud, directeur technique national de la fédération de Judo, rappelant que c'est le troisième sport le plus populaire chez les enfants, après le football et le tennis, à peu près au même niveau que l’équitation, avec plus de 300 000 inscrits en France. 

À l’occasion des « Mercredis de l’équipe de France », la fédération a l’habitude de rencontrer les jeunes enfants. « Le but, c’est d’amener la personne à devenir le citoyen de demain, avec les valeurs de la modestie, du contrôle de soi », raconte Jean-Claude Senaud.  Sur 10 enfants, 5 commencent le judo avant 4 ans.

Avec 14 athlètes sélectionnés, la délégation française à Rio de Janeiro compte 40 personnes, avec les préparateurs physiques, les médecins, les coachs et les kinésithérapeutes...

Du judo dans la favela

L'équipe est déjà venue à Rio de Janeiro en 2007, quand Teddy Riner a eu son premier titre à 17 ans et demi, puis en 2013 aux Mondiaux de Judo. Les liens entre la France et le Brésil sont une longue histoire ! Loïc Pietri est en couple depuis trois ans avec la star brésilienne du judo, Sara Menezes, championne dans la catégorie – 48 kilos. « Dans le judo français, on est très Erasmus » plaisante le président de la fédération, qui a déjà rapporté 43 récompenses olympiques dont 12 médailles d’or.

« Nous nous entrainons dans d’excellentes conditions à l’institut Reação de Jacarepaguá et nous vous remercions », a confié Martine Dupond, directrice du haut-niveau de la Fédération Française de Judo, avant de présenter chacun des athlètes présents aux enfants.

« Nos athlètes sont les ambassadeurs des valeurs éducatives du judo. Nous revenons toujours à la base de notre sport, l’éducation. Nous sommes là par amitié pour Flávio Canto et pour partager les valeurs du judo avec les sportifs qui débutent. », raconte Larbi Boudaoud, entraineur de l’équipe de France féminine. « Pour nous, il n’y a pas de frontières entre les favelas et les beaux quartiers, le fils de notable et le fils d’ouvrier se retrouvent sur le tatami, et nous allons partout où le sport nous permet de transmettre ce message ».

Le kimono, le salut du tatami, le salut de l’adversaire font partie du respect entre les judokas, inscrit dans le code moral du judo. La fédération a donc symboliquement choisi d’offrir 100 kimonos aux enfants.

Les judokas français saluent les enfants avant les combats (Photo: Roberto Castro)

L’Institut Reação participe aussi à l’aventure des Jeux Rio 2016 à travers deux de ses athlètes, les judokas congolais Popole Misengo et Yolande Mabika qui ont eu la surprise de recevoir la nouvelles de leur qualification pour intégrer la première équipe olympique de réfugiés des JO, fin juin.

L’institut Reação acceuille plus de 1200 enfants repartis sur cinq sites : Rocinha, Cidade de Deus (Jacarepaguá), Tubiacanga, Pequena Cruzada et Deodoro.