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Un monde nouveau

Francophones, ils travaillent pour les JO

Par Marie Naudascher / Rio 2016

Ils produisent, traduisent, photographient, racontent les Jeux Rio 2016

Francophones, ils travaillent pour les JO

Les Jeux Olympiques et Paralympiques mobilisent des milliers de talents, non seulement sportifs, mais aussi dans les domaines de la communication, de la logistique, du marketing… Ils ne gagneront pas de médailles, mais sans eux, les Jeux n'existeraient pas. Voici quelques portraits de francophones qui oeuvrent au bon fonctionnement de l’événement.

Sarah Ben-Hadj, franco-tunisienne, 28 ans, carioca depuis 1 an et demi.

Sarah Ben-Hadj au Club France pendant les Jeux Rio 2016 (Photo: Marie Naudascher)

Comment avez-vous participé à la préparation des Jeux Rio 2016?

Je travaille à la Cellule Olympique du Consulat de France, comme adjointe de l’Attaché. Mes missions consistent à promouvoir la France comme nation d’excellence sportive. Je prépare la venue des fédérations et des athlètes pour les Jeux Olympiques puis Paralympiques, en répondant à leurs besoins spécifiques (hébergement, programme, logistique, santé). L’objectif est d’offrir aux athlètes et à leurs équipes techniques les meilleures conditions possibles pour rapporter des médailles sans se soucier de la logistique.

Nous fédérons aussi la communauté française et francophile de Rio autour de l’Esprit Bleu, afin de les inciter à supporter l’équipe de France, en partenariat avec le CNOSF.

D’un point de vue institutionnel, nous encourageons aussi le public à venir découvrir le Club France. Pour les accompagner, nous avons produit un Guide des Supporters en Français.

Nous préparons aussi la venue des dignitaires sportifs et politiques. Enfin, nous avons créé un programme de promotion du sport auprès des communautés cariocas : plus de 1000 enfants issus de 20 écoles et associations ont participé à nos actions.

Où-serez-vous pendant les JO?

Je serai basée au Club France, à la Sociedade Hípica à la Lagoa. C’est l’aboutissement d’un an et demi de travail et la concrétisation de tous les projets, comme la coordination pour les visites officielles ou l’accueil des associations qui seront invitées.

Et après?

A partir de cette expérience, j’aimerais poursuivre dans l’organisation d’événements sportifs internationaux et la promotion du sport. Travailler en 2018 pour les Jeux de la Jeunesse à Buenos Aires me plairait particulièrement. Sans oublier bien sur la préparation de la candidature de Paris 2024.

Kéthévane Gorjestani, franco-américano-géorgienne, 32 ans, journaliste sport pour France 24 Anglais,

envoyée spéciale au Brésil

Comment avez-vous préparé votre premier reportage sur les JO et votre voyage au Brésil?

On a regardé le programme et on a limité aux plus grande épreuves car nous sommes une petite équipe, donc nous suivons la natation, l'athlétisme, les grandes stars pour les publics francophones, anglophones et arabophones. Nous suivons aussi les belles histoires, telle que l'équipe olympique des refugiés.

Où peut-on vous croiser pendant les Jeux Rio 2016?

Au Parque Olympique, au Media Center et on ira faire des reportages à Copacabana pour les épreuves de volley-ball car le site est incroyablement beau à filmer. Mais les distances sont grandes!

Après les Jeux?

Repos! J'ai prévu de voyager pour découvrir le Brésil au-delà des Jeux Olympiques.

Silvana Zilli, franco-brésilienne, interprète sumultanée et traductrice assermentée, coordinatrice du lexique LEXICOSPORT, 54 anos.

Comment vous êtes-vous retrouvée à traduire 50 000 mots du lexique du sport? 

En deux mois, quatre traducteurs ont participé à ce projet : 50 000 mots, à partir d’un glossaire en français et anglais, pour le traduire en portugais. Nous avons travaillé à une « vitesse olympique », normalement, on peut traduire 5 000 mots par jour. Mais dans ce cas, comme c’est un glossaire, chaque mot doit être vérifié : il a fallu réaliser des recherches auprès de chaque fédération ou avec des athlètes pour découvrir le mot correct. J’ai aimé travailler sur le vocabulaire de l’aviron, parce que je faisais de l’aviron au club de Botafogo, sur la Lagoa. Aujourd’hui l’application mobile « Lexicosports », lancée par l’INSEP en partenariat avec le Département, le comité olympique français, l’OIF et le ministère de la Culture, va servir aux journalistes francophones pendant les JO.

Dès 7 heures du matin, la traductrice franco-brésilienne s'entraine au club de Botafogo (Divulgation)

Où serez-vous pendant les JO?

Je vais participer à l’inauguration du Club France cette semaine, et je serai très heureuse de travailler pour les Jeux Olympiques ou Paralympiques d’une manière ou d’une autre. Pour moi, ce fut une expérience riche et bien différente de ce que je fais dans ma carrière. Mais notre métier nous offre toujours l’opportunité de travailler dans des univers très différents.

Jean Tchaffo, 44 ans, Camerounais, journaliste pour l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA)

Jean Tchaffo au Media Center, à Barra da Tijuca

Quel est votre parcours jusqu'à ces Jeux Rio 2016?

j’ai déjà participé au Jeux de Pékin 2008, Londres 2012 et me voici à Rio de Janeiro. J’ai aussi couvert les Jeux Olympiques de la Jeunesse Singapour en 2010 puis Nankin (Chine) en 2014. Je suis à Rio depuis le 28 juin à Barra da Tijuca. J’ai été très bien accueilli à l’aéroport par les volontaires du centre de presse. Je trouve les bâtiments de Barra très beau. C’est le plus beau village olympique que j’ai vu. J’ai déjà assisté aux conférences de presse. Je suis le seul de l’ACNOA, mais on travaille bien sur avec Getty, l’agence de presse du CIO. Je vais suivre de très près l’athlétisme, discipline dans laquelle l’Afrique excelle mais aussi en natation, le Sud Africain Chad le Clos.  

Où travaillerez-vous pendant les Jeux ?

Je serai entre le Parque Olympique et le Centre de Presse.

Et jusqu’aux prochains Jeux Olympiques ?

Je rentre au pays le lendemain de la cérémonie, le 23 Aout. Je m’occupe du site internet de l’Association ANCOA et couvre l’actualité des pays africains.

Andrée-Anne Côté-St-Laurent, 26 ans journaliste indépendante, canadienne

Comment préparez-vous la couverture des JO?

En 2011, à l’université à Montréal, j’ai étudié le journalisme et j’ai choisi des cours sur l’Amérique Latine. J’ai toujours voulu venir à Rio de Janeiro pour travailler comme pigiste pour les Jeux Olympiques. C’est un rêve que je caresse depuis longtemps, donc 2015 était une bonne année pour tenter ma chance. J’habite juste à côté des anneaux olympiques sur la Plage de Copacabana, donc je suis dans l’ambiance.

Je ne suis pas accréditée pour les Jeux, donc je couvre tous les sujets sociaux et historiques sur la ville de Rio. Je parle aussi de l’ambiance à Rio de Janeiro, à travers des converses (questions/réponses) pour Radio Canada, mon ancien employeur.

Quels reportages allez-vous faire pendant les Jeux Rio 2016 ?

Il y a une grande équipe de Radio Canada qui sera au Media Press Center, avec plusieurs émissions de radio quotidiennes pour des éditions spéciales, l’équipe des sports. Le marché francophone est varié, mais au Québec, les contacts sont rares. Quand les équipes du siège arrivent, ils sont prioritaires dans la diffusion. Donc je m’intéresse aux histoires que les grands médias ne couvrent pas, pour combler le vide une fois qu’ils sont partis.

Que prévoyez vous de couvrir après les Jeux ?

Je prépare aussi des reportages en amont pour vivre comme pigiste après les Jeux. Je m’intéresse beaucoup aux sujets liés à la sécurité alimentaire, aux déchets, à l’usage des pesticides, la qualité de l’eau. Je souhaite approfondir ces questions.

Clément Caplain, 32 ans, Français (Nice), Desktop Support Specialist Senior pour Getty Images.

Quelle est votre mission pendant les JO Rio 2016?

Je suis en charge du bon fonctionnement des outils techniques sur place de Getty, l'agence officielle du CIO, et fournisseur des photos pour Rio 2016:  il y a plus de 5 000 photos uploadées sur gettyimages.com chaque jour. Entre le moment où le photographe clique sur le bouton et sa publication, 120 secondes se passent. Nous sommes arrivés le 13 juillet pour installer le bureau au MPC à Barra da Tijuca avec une première équipe de techniciens et commerciaux, pour monter le réseau pour les 120 personnes que Getty Images va accueillir avec notre réseau privé de fibre optique pour la transmission. La deuxième phase consiste à  câbler les positions photos qui seront utilisées par les photographes Getty, soit en tribune soit sur le terrain. Nous avons 40 photographes de sports spécialisés, et 20 éditeurs photos au bureau et 10 responsables technologies, réseaux et infrastructures, plus des équipes de commerciaux et spécialistes du marketing.

Où serez-vous pendant les Jeux, sur le terrain ou au MPC?

Je ferai partie d’une des équipes qui sera au Maracanã ou à Copacabana.

Ce ne sont pas vos premiers JO, quelles sont vos premières impressions sur la ville?

Les sites sont magnifiques, on a fait un aller retour en bateau à Lagoa, le site de l’aviron, sur la lagune avec les montagnes et le Corcovado au-dessus de nous. C'est incomparable! Voir du beach-volley sur Copacabana avec le Pain de sucre en fond, et travailler sur la plate forme de remise des médailles pour la voile à la Marina et voir le Pain de sucre : c'est un régal pour les photographes.