Deux syriens portent la torche olympique, à Athènes puis Brasília
Un athlète syrien et une adolescente refugiée au Brésil relayeurs de la flamme
Approfondissez votre expériences des Jeux.
Téléchargement (disponible en anglais)Un athlète syrien et une adolescente refugiée au Brésil relayeurs de la flamme

(Photo: André Naddeo)
Le nageur Ibrahim Al-Hussein, qui a perdu son pied droit dans un bombardement, a porté la flamme dans un camp de réfugiés à Athènes. Pour le premier jour à Brasília, Hanan Daqqah, une jeune réfugiée syrienne installée à São Paulo avec ses parents, a participé au relais de la torche.
Arrivée au Brésil en 2015, Hanan, 12 ans, vit dans un petit appartement du centre de São Paulo avec ses parents, ses frères et sœurs et ses cousins. Elle étudie dans une école publique près de chez elle et parle déjà couramment le portugais.
Avec le déclenchement de la guerre civile en Syrie, sa ville, Idlib, dans le nord-est du pays, s’est retrouvée au centre du conflit, entre le gouvernement et les groupes rebelles. Hanan et sa famille ont quitté Idlib pour se réfugier en Jordanie, où ils ont vécu plus de deux ans, dans le camps de réfugiés Zaatari.
Ils rejoignent le Brésil grâce à des visas accordés aux refugiés par le gouvernement fédéral, facilitant l'entrée dans le pays de plus de 8 000 personnes touchées par le conflit en Syrie. Hanan et sa famille obtiennent le statut de réfugiés et reconstruisent maintenant leur vie à São Paulo. La mère de Hanan donnera bientôt naissance à une petite brésilienne.

La guerre en Syrie a poussé près de 4,8 millions de personnes à l’exil, regroupés dans les pays voisins, comme le Liban, la Jordanie, la Turquie, l’Irak ou le Kurdistan irakien. Au Brésil, sur les 8 700 réfugiés, plus de 2 000 viennent de Syrie.
Le 26 avril dernier, à Athènes, le refugié syrien Ibrahim Al-Hussein a porté la torche au camp d’Eleonas. Le rêve olympique de ce nageur de 27 ans s’arrête en 2012, quand il perd son pied droit dans un bombardement. En 2014, il laisse sa famille et rejoint la Grèce. « C’est un grand honneur, je dédie ce moment à tous les réfugiés », a confié Ibrahim. Nageur de compétition en Syrie, et judoka, Ibrahim nage toujours, et pratique désormais le basket en fauteuil roulant.
(UNHCR/Yorgos Kyvernitis)
Visitant fin janvier le camp d'Eleonas, qui abrite 1 620 personnes dans une banlieue industrielle d'Athènes, Thomas Bach,président du Comité international olympique (CIO), avait promis : un des relais de la flamme olympique passerait par le camp, et c'est un réfugié qui la porterait. Il avait aussi annoncé qu'une délégation d'athlètes réfugiés participerait aux Jeux Rio 2016.