Aux platines, des DJ en or !
Des mélodies de Jimmy Cliff et Bob Marley lorsque Usain Bolt remporte une course, Darth Vader lorsqu’une équipe requiert l’arbitrage vidéo, les jeux se fêtent également en musique.
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Téléchargement (disponible en anglais)Des mélodies de Jimmy Cliff et Bob Marley lorsque Usain Bolt remporte une course, Darth Vader lorsqu’une équipe requiert l’arbitrage vidéo, les jeux se fêtent également en musique.
Des DJ à l’imagination on ne peut plus débordante font vibrer les sites de compétition des JO de Rio au rythme de musiques enjouées qui ravissent les spectateurs toujours maintenus dans une ambiance de carnaval.
« Aux JO, le DJ est un maillon essentiel en ceci qu’il devient un maître de cérémonie qui accompagne le bon déroulement des épreuves », affirme Yuri Almeida, le directeur musical de Rio 2016 et l’un des membres du comité de sélection des DJ animant les différents sites de compétition.
« Le DJ joue un rôle déterminant », dit Almeida.
« La demande de l'arbitrage vidéo formulée par une équipe constitue l'un des moments les plus tendus d’un match de volleyball. Les DJ brésiliens Faroff et João Brasil ont décidé de mettre la « marche impériale » de Stars Wars à ce moment fatidique, reprenant ainsi le célèbre thème de John Williams associé à Darth Vade. Toutefois, ils ont pris le soin de remixer la version originale en y ajoutant du funk brésilien.
Au stade olympique, le DJ allemand Tobby Webber et son partenaire originaire de Bahia Lucio K, ont concocté une liste favorite de pistes associées à des événements précis. Après la victoire de Usain Bolt sur 100 m dimanche 14 aout, ils ont dynamité les gradins avec des titres comme « Usain Bolt The Puma » de Phabao & The Lone Ranger, « Champion » de Buju Banton, « Reggae Night » de Jimmy Cliff et « Jamming » de Bob Marley.
« Sur le moment j’ai improvisé », déclare Lucio K. « Je pensais simplement qu’on célèbrerait la victoire de Bolt pendant 2 minutes, mais finalement ça a duré 10 min ».

Le DJ autrichien Tobias Rudig a joué de sons de Bahia au style musical égyptien en l’honneur de l’équipe de beach-volley des Pharaons (Photo: Rio 2016/Alex Ferro)
De la musique à gogo à Copacabana
À la Beach Volleyball Arena de Copacabana, Marco Pierangelini, directeur en charge de la présentation, a proposé qu’à chaque fois qu’un match de la sélection égyptienne était programmé, les DJ jouent l’un des titres extraits de la collection étonnante de chants brésiliens inspirés de la culture égyptienne, notamment le célèbre « Faraó (Divindade do Egito). »
« Nous devons nous amuser tout en restant respectueux », a déclaré Pierangelini. « En fin de compte, nous avons suscité une émulation positive au profit des Égyptiens. En cela réside notre objectif principal qui est de créer un climat de fair-play entre les supporters brésiliens et les autres équipes en compétition. »
Du rock pour les fans de basketball
Les DJ présents à Rio ne sont pas tous brésiliens. À titre d’exemple, le DJ Cassidy Bednark, alias DJ Bedz et originaire du Colorado, distille des airs entrainants dont les fans de basketball se délectent dans la Carioca Arena 1.

Le DJ américain Cassidy Bednark ponctue les parties de basketball de sa touche musicale originale lors des JO de Rio 2016 (Photo: Rio2016/Garrett Ellwood)
Bedz est loin d’être un nouveau venu. Il compte notamment à son actif 14 saisons avec les Nuggets de Denver, franchise de la NBA. À l’occasion de ses premiers Jeux Olympiques, il pense que le répertoire musical doit être plus éclectique de manière à ce que chacun puisse y trouver son compte.
« À la NBA, nombre de joueurs exigent généralement du rap ou du hip-hop. Ici, nous avons réalisé que les fans aiment le hip-hop, mais préfèrent d’autres styles musicaux », déclare-t-il. J’ai été agréablement surpris de voir le nombre de personnes qui aiment le rock classique. La foule est en liesse lorsque je joue les titres de Metallica, Guns N’ Roses, Led Zeppelin et des Rolling Stones. »