Canoë slalom

Le Canoë Slalom voit le jour en 1932 en Suisse. Le sport s’inspire du slalom à ski, dans lequel les participants doivent franchir des portes sur un parcours de descente prédéfini – mais, au lieu d’avoir lieu sur la neige, l’épreuve se déroule dans les eaux turbulentes d’une rivière et comprend aussi des portes qui se franchissent à contre-courant.

La première compétition officielle a lieu en 1933, mais la Deuxième Guerre mondiale freine le développement de la discipline. Après la fin du conflit, la Fédération Internationale de Canoë (ICF en anglais), fondée en 1924, décide organiser le premier championnat mondial sous son égide, en 1949, également en Suisse.

Contrairement aux embarcations utilisées dans les épreuves de vitesse, plus longues et plus fines, celles du Slalom sont plus petites et plus légères, faites de matériaux capables de résister au fort courant des rapides, permettant aux concurrents de se déplacer avec agilité sur le parcours.

Le Slalom entre au programme olympique aux Jeux de 1972 à Munich, avec trois épreuves masculines et une féminine, puis disparaît jusqu’en 1992 aux Jeux de Barcelone. Depuis il figure toujours au programme avec le même nombre d’épreuves. Les épreuves de canoë sont réservées aux hommes et se disputent seul ou en double, tandis que celles de kayak sont individuelles et ouvertes aux hommes et aux femmes.

Comme dans l’épreuve de vitesse, chaque type d´embarcation est identifié par une lettre, « C » pour canoë, où les athlètes utilisent des pagaies simples à une palette et K pour kayak, qui se pratique avec des pagaies doubles, avec une palette à chaque extrémité. Afin de mieux répondre aux exigences du public et de la retransmission télévisée, les épreuves de Slalom aux Jeux Olympiques sont toujours disputées sur des parcours artificiels ou semi-artificiels.

Chaque concurrent doit franchir de 18 à 25 portes suspendues par un fil tendu et distribuées le long d´un parcours de 300 mètres. Il existe une séquence numérique à respecter et le sens - dans le sens du courant ou à contre-courant – est indiqué pour chacune des portes. Le trajet doit être fait à deux reprises et les temps sont additionnés. Les pénalités sont ajoutées aux temps réalisés par chaque compétiteur. Le vainqueur de l´épreuve est celui qui obtient le meilleur temps après le calcul des pénalités.