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vendredi 6 mars 2009    

Sandra Pires est un exemple de perseverance et de determination

La volleyeuse de plage Sandra Pires a gagnée la première médaille d’or féminine du Brésil aux Jeux d’Atlanta 96 et vient de remporter pour la troisième fois le tournoi Reine de la Plage. Mais elle ne se repose pas sur ses lauriers et continue en quête de nouvelles conquêtes. Lisez ci dessous l’interview exclusive de l’athlète qui est un exemple de persévérance féminine, le Jour Internationale de la Femme, le 8 mars.

Sandra Pires, carioca, est, aux côtés de Jacqueline Silva, la première femme brésilienne à avoir remportée une médaille d’or aux Jeux Olympiques.  C’était à Atlanta, en 1996, l’année où on commencer à être disputées les épreuves de volleyball de plage.  Quatre ans plus tard, cette fois aux côtés d’Adriana, elle remporta une médaille de bronze aux Jeux de Sydney 2000. Elle a commencé sa carrière dans le volleyball à l’âge de 14 ans.  Deux ans plus tard, elle passe des terrains en dur aux terrains en sable où sa vitesse, son excellent sens du placement et sa technique sont ses meilleurs atouts.

Elle a été élue la meilleure joueuse de volleyball de plage des années 90 par la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) et a remporté trois fois le Circuit Mondial de Volleyball de Plage.  À 35 ans, elle a remporté le traditionnel tournoi de la Reine de la Plage, réalisé en février dernier, sur la plage d’Ipanema, à Rio de Janeiro.

Ce double que vous formez avec Jacqueline a été responsable de la première médaille d’or féminine du Brésil.  Selon vous, qu’est ce que cela a pu représenter pour les femmes athlètes dans tout le pays?

Je crois que ça a été assez important.  C’est un point de repère, une case départ.  Les femmes ont commencé à croire en elles mêmes et en leur travail.  Ça a été un cadeau pour toutes les femmes et ça a servit de motivation, surtout pour les athlètes.  Je me souviens que plusieurs femmes sont sorties de leur voiture pour faire la fête avec nous pendant le défilé sur le camion des pompiers  en rentrant au Brésil.  C’est une victoire pour nous et pour toutes les femmes au Brésil.

Quelle est votre expectative quant à la candidature de Rio de Janeiro aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2016 ?

Je trouve ça fantastique.  Nous devons croire que nous en sommes capables.  Nous sommes brésiliens et chaque pays organisent les Jeux à sa façon.  Nous sommes un peuple chaleureux et travailleur et nous pouvons organiser une belle édition des Jeux. Et on doit tous s’unir : le gouvernement et la population.  En organisant les Jeux ici, le Brésil deviendra plus connu et respecté dans le monde entier.

Quels seraient les bienfaits d’accueillir les Jeux de 2016 pour la ville?

La construction du métro jusqu’au quartier de Barra da Tijuca et d’autres endroits serait un héritage merveilleux.  L’éducation de la route serait également importante car, dans tous les pays-hôtes, il y a une voie exclusive pour les véhicules officiels.  Un autre bienfait est le travail en équipe qui serait réalisé.

Le sport peut vraiment aider à améliorer le pays avec les installations qui resteront en héritage post-Jeux pour la ville et qui pourront être utilisées par des programmes scolaires ou universitaires.  Je crois en cette union entre le sport et l’éducation.  Avec les Jeux à Rio, les jeunes pourront être proches de leurs idoles.

Quelle est la sensation d’être la première à remporter trois fois le tournoi Reine de la Plage, en jouant contre des athlètes plus jeunes ?

Mon expérience et mon équilibre m’ont beaucoup aidé.  Je jouais contre des jeunes joueuses qui voulaient gagner.  J’avais déjà vécu ça 11 fois et j’ai profité de cette expérience.  Ma forme physique est également un autre avantage.  Comme moi, toutes les autres athlètes sont en début de saison, donc un peu au dessus de leur poids idéal à cause des vacances.  Je n’ai pas grossis pendant les vacances et j’en ai profité.

J’ai gérer la fatigue et la chaleur, et je n’ai pas commis certaines erreurs que certaines débutantes ont commis.  Je suis très fière de moi !  Certaines jeunes athlètes m’on dit qu’elles espéraient être comme ça à 35 ans » !

Quel conseil pouvez-vous donner aux athlètes qui souhaitent passer professionnel ?

De ne jamais abandonner.  Ce n’est pas un chemin facile.  Il faut toujours croire en soi et faire de son mieux.  Le sens du travail et l’équilibre sont des éléments fondamentaux.  Les jeunes athlètes doivent toujours être attentifs à toutes les opportunités et les informations.  Il est très important de savoir parler et de savoir négocier.

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