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vendredi 27 juin 2008
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« Ensemble et mélangés, tous dans la même connexion »
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Le coordinateur exécutif de l’AfroReggae, José Junior, déclare son soutien à la candidature de Rio de Janeiro pour accueillir les Jeux Olympiques de 2016 et souligne la capacité d’intégration et le potentiel de la ville
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José Junior, un des principaux leaders du mouvement en faveur de l’inclusion sociale au Brésil, est le coordinateur exécutif du Groupe Culturel AfroReggae. Reconnu nationalement et à l’étranger, il aide à diriger l’organisation depuis 1993, année des débuts de la structure du projet qui compte aujourd’hui quatre pôles (Vigário Geral, Parada de Lucas, Cantagalo-Pavão-Pavãozinho et Complexo do Alemão), 14 groupes artistiques et 74 projets en fonctionnement au Brésil et dans le monde. A la veille de l’anniversaire des 15 ans du groupe (ce mercredi, au Théâtre Municipal), Junior a déclaré haut et fort son soutien à la candidature de Rio à l’organisation des Jeux Olympiques de 2016 (cliquez ici pour voir la vidéo). Son témoignage est une démonstration supplémentaire de ce que le rêve d’accueillir la plus grande compétition sportive du monde, pour la première fois en Amérique du Sud, est partagé par divers secteurs de la société brésilienne. Lors de cet entretien, le représentant d’AfroReggae affirme croire à la vocation de la ville à réaliser de grandes manifestations, à la capacité d’intégration de Rio de Janeiro et à la force des actions sociales et culturelles pour contribuer au succès de la campagne.
Que pensez-vous de la candidature de Rio de Janeiro à l’organisation des Jeux Olympiques de 2016?
Comme tout brésilien, cette possibilité me rend très heureux. On a une chance de recevoir un héritage social et culturel bien significatif. Je ne dis pas cela seulement à cause de la réussite qu’ont été les Jeux Panaméricains Rio 2007 et que sera la Coupe du Monde de 2014. Je crois beaucoup au potentiel de la ville, de l’Etat et du pays.
Comment voyez-vous la capacité d’intégration de la ville?
Il y a des choses qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Rio possède des lieux, comme le Poste 9 (sur la plage d’Ipanema), par exemple, où on rencontre des gens de la favela à côté de gens des classes les plus aisées et de célébrités. Ici on emploie une expression typiquement carioca, qui dit : « On est ensemble et mélangés ». Toute le monde branché sur la même ligne, la même connexion. Je crois que les Jeux ce sera exactement ça.
C’est dans la mentalité même du carioca, n’est-ce pas?
Tout à fait : la créativité, la facilité d’adaptation, la capacité d’improvisation. Tout cela est intégré dans le domaine social et s’exporte avec la méthodologie, par exemple, qui franchit les frontières par le biais de notre technologie sociale.
Comment ça marche cette méthodologie exportée?
En fait, on ne change pas beaucoup par rapport à ce qu’on fait ici. Dans la plupart des cas, le format est le même, mais dans le respect des contraintes de chaque culture. Entre autres activités, on exporte des ateliers de percussion, de la danse, du théâtre, du cirque, on fait des spectacles musicaux et on forme des multiplicateurs.
Où en est l’aventure internationale du groupe?
L’AfroReggae mène des projets dans plusieurs pays comme l’Angleterre, l’Inde, la Chine, l’Allemagne et la Colombie, entre autres, et les gens sont souvent impressionnés par l’impact et la rapidité des résultats. Les meilleurs fruits viennent d’Angleterre, où nous avons été invités à implanter des actions sociales en vue des JO de 2012. Nous avons monté des spectacles artistiques, des ateliers dans des quartiers huppés et des quartiers populaires, nous avons formé des agents qui vont développer la méthodologie. Depuis, nous y allons deux à trois fois par an, pour des séjours de deux à trois semaines.
Comment voyez-vous la participation d’AfroReggae à Rio 2016?
Nous ne savons pas exactement comment, mais c’est sûr que nous pouvons aider, donner des idées. Il ne faut pas oublier les autres projets – comme Nós do Morro (groupe de théâtre de la favela Vidigal), la CUFA (Centrale Unique des Favelas), l’Institut Sou da Paz et d’autres encore – qui peuvent collaborer eux aussi. J’attache aussi beaucoup d’importance au dialogue effectif entre les trois niveaux de gouvernement et à la construction d’une candidature du Brésil dans son ensemble, où tous puissent se sentir partie intégrante d’un même rêve. Peut-être devrions-nous consulter des penseurs et des leaders d’opinion de tous les coins du pays, pour voir comment ils peuvent aider.
Comment le groupe a-t-il participé à Rio 2007?
Activement. Nous avons été invités à accueillir toutes les délégations disputant les Jeux, dans le Village Panaméricain. Nous avons monté neuf groupes, chacun avec un spectacle différent, pour souhaiter la bienvenue à tous les athlètes, les dirigeants et les commissions techniques.
A votre avis, quelles sont nos chances d’organiser les JO?
Le Rio est complètement en mesure de faire des Jeux plus efficients, pas seulement grâce à son merveilleux cadre naturel, mais par sa vocation à réaliser de grandes manifestations, comme les Panaméricains de 2007 et le concert des Rolling Stones, sur la plage de Copacabana, un des plus grands jamais donnés en plein air.
D’après vous, quels sont nos atouts?
En plus de ces magnifiques paysages, ce qui peut apporter un plus à notre candidature ce sont les questions sociales et culturelles, le tourisme, les loisirs, la culture, la revitalisation de la zone portuaire. Sur tous ces points, nous avons les atouts pour être les meilleurs.
En guise de conclusion, parlez-nous un peu des festivités des 15 ans d’AfroReggae.
Elles se dérouleront dans le cadre de la 9e édition du prix Orilaxé, qui aura lieu ce mercredi, au Théâtre Municipal de Rio de Janeiro. Ce sera une fête avec 2 500 invités de toutes les couleurs, de toutes les classes, croyances et options sexuelles. Il y aura un concert du groupe AfroReggae, qui partagera la scène avec Zeca Pagodinho, Olodum, Rappin Hood et Leandro Sapucahy. Au répertoire on aura le classique « Imagine », de John Lennon, joué par AfroReggae accompagné par un groupe de Hare Krishna et la Fanfare 190, de la Police Militaire.
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